EW : Le problème de l’éducation en Algérie

Sur un nombre total d’étudiants inscrits en primaire, combien pensez-vous, ont pu atteindre le cycle universitaire ?

Penchez-vous sur la question, vous serez choqués du résultat trouvé, et si vous ne l’êtes pas alors vous devriez. Celui-là même nous laisse perplexe à l’égard du système éducatif en Algérie, car ne nous voilons pas la face, l’incapacité du notre système éducatif est un problème dont tout le monde a conscience, mais apparemment pas assez pour nous pousser à agir. Conséquence de cela les enfants fuient l’école celle-là même sensée être un lieu de culture d’apprentissage et développement est désormais semblable à une prison, une usine d’automates. Il est grand temps d’y remédier, mais pour se faire demandons-nous pourquoi ?

Tout d’abord il est à noter que le principal slogan débité à tout bout de champ par le corps enseignant est « ayez de bonnes notes et vous réussirez », est-ce vraiment constructif pour l’élève qui se retrouve jugé non pas par ses actes mais un nombre attribué par une tierce personne. Ainsi l’école automatise le cerveau de l’élève à résoudre n’importe quel problème mathématique, sans prendre gare à lui inculquer les valeurs fondamentales du savoir-vivre et négligent totalement le développement personnel de l’élève, ainsi certains travaux comme l’artisanat ou l’art nobles de par leur être, chez nous sont dénigrés et mal vus. Maintenant si l’enfant veut faire de sa passion un métier ou même juste partager son talent il se verra pointé et critiqué de toute part ou ne le fera tout simplement pas par peur du regard de la société, et cela est vraiment dommage car la vie ne ressemble à rien sans l’artisanat.

En deuxième point  les changements qui se font par le billet du ministère ne se base sur aucune étude fondée, on ramène des pédagogues étrangers et les laisse décider du sort de l’éducation alors que ça politique est impropre à nous et à nos élèves, mais  on applique leurs solutions  qui ne prennent pas compte de nos moyens et est incompatible (citons l’exemple du système canadien qu’on a appliqué, stipulant que l’élève devrait tout faire seul ,chose qui est irréalisable ici en Algérie ). On arrive à un point qui est  qu’un terminale ne connait pas la situation géographique des USA, il arrive au bac il apprend par cœur sans aucune connaissance de ce qu’il a appris, la même chose est à déplorer en histoire en physique et aux sciences il apprends les exercices  sans trop se soucier de comment se déroule le phénomène au lieu d’assimiler le raisonnement, résultat on se retrouve avec des majeurs de promos qui au sein d’une société se trouvent perdus et savent que faire de la théorie de la relativité ou du développement de Taylor.

En troisième lieu  on déplore l’inexistence de formations des professeurs ; ils arrivent le premier jour en classe ne savent quoi faire ni comment le faire recevant toutes sorte de pression par l’administration :  « il faut finir le programme a temps… » et bien sûr cela au dépend de l’élève qui n’assimile rien en cours puis se voit demander de décrocher la lune aux examens. De cette inexistence de formation résulte aussi que le rapport enseignant étudiant est souvent froid et sujet à problème vu que selon les étudiants : « Le professeur ne fait que recopier son cours au tableau sans explication ni souci que les élèves ont compris » ainsi les élèves sont souvent pris à revers et n’osent pas dire qu’ils n’ont pas compris.    

Aussi l’entourage joue un rôle important dans l’éducation. Il ne faut pas oublier le manque d’implication (ainsi que la sur-implication dans certains cas) des parents dans l’éducation de leurs enfants.

Et enfin n’oublions pas le favoritisme des matières scientifiques à l’égard des matières littéraires né du désir effréné de la création d’une base de recherche scientifique qui est abordé de façon très maladroite, et la non contribution à les rendre plus attractives alors qu’elles ont le plus d’impact sur le développement de l’esprit et l’acquisition de la sagesse nécessaire pour affronter l’avenir.

Mais comment y remédier ?

Des solutions  vous dites-vous, il y en a plein mais il faudrait aussi les appliquer et prendre en compte celles qui aideront nos élèves et non  celles qui qui rendra la vie plus facile au dirigeant.

On pourrait d’abord faire une rétrospective du programme scolaire (voir même une mise à neuve pure et simple) et le faire de telle sorte  à ce que les élèves et les professeurs prennent du plaisir à l’appliquer (à vivre même) : les séances d’histoire et de géographie doivent être à but instructives et enrichissantes l’enseignant doit se sentir écouté et écouter, et l’élève doit y prendre du plaisir.

On doit aussi encourager les élèves à développer leurs dons à ne pas se limiter aux études scientifiques et leurs faire comprendre qu’ils peuvent exercer le métier qu’ils veulent tant que ça les passionnent et que ça les poussent à donner le meilleur de eux-mêmes .

Les professeurs doivent avoir plus de liberté pour innover dans la méthode de leur travail et les élèves aussi doivent y contribuer mais avec modération .

Il y a plusieurs idées qui rendront  les études plus amusantes et constructives dont on devrait tenir compte, car oui les enfants sont l’avenir et les enfants passent 70% de leurs temps à l’école. Dans cette lutte chaque détail a son importance car la vie est faite de détails et parfois il suffit d’un seul détail pour changer une vie.   

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